Park Güell feature

Et si le projet initial du Park Güell avait vu le jour?

Le Park Güell est le deuxième site touristique le plus visité de Barcelone, Espagne (près de 3 millions de visiteurs/an), après la Sagrada Familia. Situé sur les collines du Carmel, le parc offre une vue panoramique époustouflante sur toute la ville.

Le parc figure sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1984 sous le nom d’ «Œuvres d’Antoni Gaudí».

Découvrez des faits surprenants sur l’histoire de ce parc, une véritable merveille conçue par l’un des architectes les plus célèbres d’Espagne, Antoni Gaudí, suite à la demande d’Eusebi Guell, l’un de ses meilleurs amis et mécène.

À l’origine, le parc devait être une cité-jardin, réservé à l’élite de Barcelone

L’un des faits les plus surprenants du Park Güell est qu’il n’était pas du tout prévu qu’il devienne un parc public. Antoni Gaudí et Eusebi Güell avaient en tête de créer un complexe résidentiel moderne et privé, exclusivement destiné à la haute société de Barcelone. Ils projetaient de faire construire sur le complexe 60 maisons dotées d’équipements modernes tels que l’eau courante. Ils désiraient y intégrer également un marché, un Portique de Lavandière, une église ainsi qu’une place publique. Le terrain se trouvant sur un site naturel, cet emplacement était idéal, puisqu’il était au calme, loin du bruit et du chaos de la ville.

Le projet fut cependant vite abandonné 

Les travaux du parc débutèrent en 1900 et s’achevèrent en 1914. Le coût estimé du projet était si exorbitant que seuls l’aménagement du parc ainsi que 2 des 60 grands pavillons ne purent être achevés le reste étant bien vite abandonné.

Le Park Güell devient propriété de la ville de Barcelone en 1923 mais n’ouvre ses portes au public qu’en 1926.

Aujourd’hui, le Park Güell comprend plusieurs entrées, mais la plus impressionnante d’entre elles est l’entrée principale qui se trouve du côté sud, dans la rue d’Olot, et depuis laquelle on peut admirer le splendide escalier avec la Salle Hypostyle.

Près de 95% de la superficie du parc offre un accès  gratuit, seule l’entrée de la « zone monumentale » étant payante (le billet d’entrée inclut : l’entrée avec l’escalier et sa célèbre salamandre, la terrasse avec son fameux banc de mosaïques en forme de serpent et la place du marché, mais ne laisse passer qu’un nombre limité de 400 visiteurs par tranche de demi-heure.)


Les portes en fer de l’entrée, conçues en forme de feuilles de palmier ne faisaient pourtant pas partie du projet initial, et proviennent de la Casa Vicens.

Les 2 pavillons qui se trouvent de part et d’autre de l’entrée principale étaient à l’origine destinés à la Conciergerie. Le pavillon de gauche servait de loge pour le concierge, on y trouve une cabine téléphonique ainsi qu’une salle d’attente, tandis que celui de droite qui porte le nom de Casa Guarda etquiservait de résidence à cette même personne, jouait également le rôle de maison-témoin pour attirer des investisseurs. Cette dernière fait désormais partie du Musée d’histoire de Barcelone.

Tous deux pavillons possèdent des toitures d’une splendide beauté, construites de tuiles d’argiles catalane traditionnelles et recouvertes de mosaïques appelées trencadís.

La technique «trencadís» est la signature de l’architecte, qui trouve toujours le moyen de l’utiliser de façon ou d’autre dans chacune de ses œuvres. C’est d’ailleurs le cas de la célèbre salamandre située au centre de l’escalier.

« Park » à l’anglaise, et non « Parc », mais pourquoi ? 

Inspiré du mouvement britannique des villes-jardins du XIXe siècle, Antoni Gaudi décide de le baptiser Park Güell pour conserver l’orthographe anglais.

Antoni Gaudí habite dans le parc jusqu’à sa mort

Lorsqu’aucun investisseur ne se trouve intéressé par les pavillons de Gaudi et Güell, le projet tombe à l’eau. En 1906, Gaudi décide alors d’acheter la maison-témoin construite sur le terrain. Il s’y installe pour y vivre avec sa famille jusqu’en 1926, où après avoir été victime d’un tragique accident de tramway à Barcelone, il est laissé pour mort, les passants le prenant pour un pauvre à cause de son modeste attirail.

Eusebi Güell, quant à lui, acquiert la prestigieuse maison Larrard, déjà présente sur le terrain au moment de l’achat.  

Il a en fait vécu dans une maison qu’il n’avait pas conçue !

Il serait logique de penser que les pavillons du Park Güell sont l’œuvre exclusive de Gaudi, mais ce n’est pas vraiment le cas.

D’ailleurs celle dans laquelle il vécut la « Casa Rosa », fut conçue par un autre architecte catalan du nom de Francesc Berenguer. Transformée aujourd’hui en musée, « la Maison de Gaudi », ouverte au public, expose certaines de ses œuvres.

Le Park Güell est bien plus qu’un simple parc 

Les visiteurs du Park Güell ont tendance à ne visiter que la partie principale et payante du parc, appelée «zone monumentale», puisque c’est celle dans laquelle se trouve la majeure partie du travail de Gaudi.

Pourtant, le parc s’étend encore plus loin derrière cette zone, sur une vaste surface libre d’accès, qui ne requiert donc aucun de billet d’entrée, et dans laquelle les visiteurs peuvent prendre le temps de faire de longues et belles promenades parmi une grande multitude de végétation variée.

Un parc inspiré par la nature

L’un des traits les plus caractéristiques du travail d’Antoni Gaudí réside dans la manière avec  laquelle il traduit sa fascination pour le monde naturel. Tout, depuis les motifs qu’il utilise jusqu’à la façon dont il conçoit ses œuvres, est inspiré par la nature. D’ailleurs, il a bâti le parc en respectant complètement l’environnement naturel sur lequel il repose, utilisant la topographie des collines plutôt que de la transformer. Ce n’est donc pas un hasard si ses colonnes rappellent étrangement les formes et structures des troncs d’arbres. On y retrouve par ailleurs le même concept de reproduction de la nature dans son œuvre majeure, la Sagrada Familia.

C’est pourquoi il n’existe aucune structure ou ligne droite dans le parc

L’engagement de
Gaudí à l’égard des principes de la
création naturelle
a notamment pour conséquence de ne faire apparaitre aucune ligne droite dans ses conceptions, affirmant leurs inexistences dans la nature. C’est la raison pour laquelle il
privilégie les lignes irrégulières, inclinées
ou encore courbées qui imitent les formes que la nature donne
aux arbres, aux coquillages, aux plantes, aux rochers, etc…

Le parc porte le nom du mécène de Gaudí

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi le parc s’appelait le Park Güell et non le Parc Gaudí?

Bien trop modeste pour faire porter son nom à ses œuvres, Antoni Gaudi préfère baptiser le parc : Park Guell en l’honneur de son parrain et grand ami Eusebi Güell.   

Le saviez-vous ?

Le parc n’est pas la seule œuvre de Gaudí à porter le nom de Güell: c’est également le cas de la Colonia Güell et du Palau Güell.

C’est dans le parc que naît la technique “trencadís” de Gaudí

Antoni Gaudí a été le premier à utiliser la technique « trencadís », qui consiste à créer des pièces de motifs colorés à partir d’une multitude de petits fragments de céramiques de couleurs. Sa plus fameuse pièce est un bel exemple de ce style de mosaïque, et sera surtout celle qui le rendra célèbre : la salamandre multicolore au pied de l’escalier de la « zone monumentale » du Park Güell.

Il utilise cette même technique dans ses œuvres à travers tout le parc : le banc de mosaïques qui serpente la terrasse, la pierre philosophale à l’entrée, etc…

Park Güell mosaïque
ParkGüell, mosaïque